La Rue Pavoise

Portrait français des stars d'autrefois...

Séverine Angèle, chant & comédie

Thierry Mouton, accordéon

"La chanson populaire peut égaler en signification et en importance les plus belles œuvres. C'est à travers les

chansons que chantent et qu'ont chanté les peuples, que se retrouvent les sentiments et les émotions du pays,

aussi bien dans le malheur qu'aux époques ensoleillées."

Maurice Chevalier, 1947

On monterait dans la Machine à Remonter le Temps, et on descendrait station "Années 20", à Paris. Là, on

commencerait par entrer dans un music-hall et on y rencontrerait les premières vedettes : Maurice Chevalier

encadré de deux belles dames, l'une blanche, l'autre noire, j'ai nommé Mesdemoiselles Mistinguett et Joséphine

Baker…

"Années 30" : Qui se souvient de Henry Garat, ce beau brun à la voix veloutée qui tournait les têtes ?

Fréhel en revanche n’a pas perdu de sa notoriété, malgré le temps qui passe… On pouvait la voir et l’entendre au

caf’conc’, au cinéma, parfois même elle descendait sur le trottoir… De Marseille à Saint-Pétersbourg elle chantait,

sa grande gueule et ses amours malheureuses…

Damia la Dame en Noir, Lucienne Boyer la Dame en Bleu… Côté glamour, nos chanteuses françaises n’avaient

rien à envier aux actrices hollywoodiennes !

Déjà nos refrains faisaient le tour du monde, transportant l’image d’un Paris à lampadaires, romantique et

frémissant. Lys Gauty, Tino Rossi, en vrai ou sur les grands écrans, en étaient les ambassadeurs.

Il y en avait des drôles, aussi ! Arletty oscillait entre chanson et opérette, et sa gouaille de titi parisien associée à

son talent d’actrice en faisait une personnalité à part. Muse à poètes, aussi, son « c’est tellement simple,

l’amour » des « Enfants du Paradis » résonne encore à notre oreille…